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« Kiss Me » ou les suédois ne font pas que des krisprolls

15 Sep

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Avant tout, sachez que vous trouverez ce film sous trois titres différents: « Kyss Mig », « Kiss Me » et « With Every Heartbeat ». Lorsque nous avons appris qu’un nouveau film lesbien était sorti (on s’entend, c’était en 2011), nous étions ravies: enfin un peu de sang neuf. Puis nous avons appris que le film était suédois. Projection mentale: Millenium avec des lesbiennes non tatouées et sans moto. Bref, Millenium sans l’intérêt second du film.  Mais comme nous sommes des filles ultra-motivées, nous ne nous sommes pas laissées démotivées pour autant, Noomi Rapace n’est pas loin sur l’étagère du salon en cas d’urgence.

Le sujet:  Lasse et Elisabeth, un couple de quinquagénaire ayant chacun une fille d’une précédente union, sont sur le point de s’unir. Peu de temps avant cela, Lasse organise une fête pour son anniversaire, l’occasion pour Mia, sa fille , d’annoncer ses fiançailles et de faire la rencontre d’Elisabeth et de sa fille Frida, l’excentrique.

Pourquoi cela aurait pu ne pas nous plaire: Le sujet a été vu, revu et rerevu. De Jenny dans the L-Word, en passant par I can’t think Straight, les scénaristes aiment jeter des filles sur le point de se marier dans les bras d’une autre. Freud vous dirait qu’il s’agit d’une réminiscence traumatique d’une cérémonie particulièrement chiante, nous, nous vous dirons qu’ils sont simplement cruels et sadiques.

Pourquoi cela nous a quand même beaucoup plu: Contrairement à Jenny, nous ne pensons pas que l’héroïne mérite de toutes façons d’être malheureuse parce qu’elle fait suer tout le monde avec ses tergiversations. Et autant dans le film I can’t think Straight, les riches héritières flirtaient avec la comédie, autant le drame prend tout son poids dans cette histoire suédoise. Nous n’avons pas peur des mots et le crions haut et fort: à ce jour, il s’agit du meilleur film du genre. L’image est d’excellente qualité et les émotions sont subtiles et extrêmement bien rendues. Chapeau bas pour le jeu de ces dames, et POUR UNE FOIS, oui, la tension est palpable, oui, le tiraillement de l’héroïne nous prend aux tripes et l’histoire trouve une résonance en nous toutes.

Nous vous le conseillons si:

– Les paysages romantiques des campagnes suédoises ne vous donnent pas envie de vous pendre.

– Vous êtes plus Amélie Poulain et Lost in Translation que Fast and Furious ou Alien vs Predator

– Vous avez une conception large de la famille.

– Vous n’avez rien contre les robes à fleurs et les tresses

– vous avez envie de voir un BON film

Allô, Lola, c’est encore moi… « And Then Came Lola »

27 Avr

Le sujet: Lola, une jeune photographe talentueuse, a rendez-vous à l’autre bout de San Fransisco afin de porter des documents mettant en jeu son avenir professionnel et celui de sa belle. Mais voilà, Lola et la ponctualité ça fait douze, et elle devra en plus faire face à de nombreux contre-temps en chemin.

Pourquoi ça nous a plu: Enfin un film lesbien léger et drôle, qui reprend tous les codes de la comédie romantique (l’histoire d’amour, l’engagement, les ex, le couple etc.) pour se les approprier avec finesse. On aime les apartés et les petites touches animées pimentant le tout et qui permet de faire de ce film une comédie moderne et actuelle.

Pourquoi il nous a intéressé: Largement inspiré de « Run, Lola, Run », ce walk-movie à travers San Fransisco nous fait bien souvent rire car il expose quelques clichés sur les lesbiennes, soit pour abonder dans leur sens ou parfois pour leur tordre le cou. Lola quant à elle, est aussi attachante qu’horripilante! Et on adore!

Cliquez sur l’image ci-dessous pour voir l’extrait avec sous-titrage en français.

Les lesbiennes célèbres

26 Avr

Pour les filles que cela intéresserait, voici une petite vidéo sous forme de liste (non exhaustive) de lesbiennes (plus ou moins) célèbres à travers l’histoire.

N’hésitez pas à couper le son si, comme nous, la musique vous insupporte (à remonter à la fin car il y a un message)

« American Horror Story » ou « le gamin du « 6ème Sens » peut aller jouer dans les Choristes. »

1 Mar

Vous avez aimé Le 6ème Sens, Les Autres et Paranormal Activity? L’affaire d’Amityville n’a aucun secret pour vous? Vous n’avez jamais réussi à faire le deuil de l’émission Mystère sur TF1? Lorsque vous étiez jeunette vous ne manquiez pas un épisode de « Fais-moi peur » ou des « Contes de la Crypte »? Alors cette série est faite pour VOUS!

Le sujet: Un psychiatre et sa petite famille (sa belle rousse et sa fille flippante) emménagent dans une zouuuuuuulie maison pas du tout effrayante afin de commencer une nouvelle vie après des évènements traumatisants (le s……d, il a été trempé le biscuit ailleurs!) Du coup, quoi de mieux d’une charmante demeure victorienne en Californie? Oui, mais le hic, car il y a un hic, réside dans la succession de meurtres ayant eu lieu auparavant dans cette même maison. Du coup, bah, tout cela tourne à la coloc’ de l’horreur.

Pourquoi on aime: Il faut être réaliste, on est un peu masochiste et on aime se faire peur. Dès le premier épisode vous vous retrouvez scotché à votre canapé, vous attaquez vos moignons avec anxiété et vous voulez vous crevez les yeux avec votre télécommande pour enfin ne plus voir…Non, on exagère mais l’idée est là. Sûrement très inquiets de voir leur série validée; les producteurs ont tout misé sur le pilote. Résultat: pas un moment de répis, pas une pause dans la tension, pas même un petit sourire libérateur. Nous sommes conquises. Nous tenons à rassurer les cardiaques, l’ambiance s’apaise au fur et à mesure des épisodes!

De plus, comme il s’agit d’une série ShowTime (Dexter, True Blood, The L Word « Shaaaaaaane », Nurse Jackie, Californication, etc.), on y retrouve pas mal d’ingrédients qui font de cette série une bombe: du suspens, une intringue qui dérange, du sexe, des personnages ambigus et du décalé.

A regarder d’urgence!

A Girl and Her Room

27 Fév

Une petite découverte: le projet photographique ‘A Girl and Her Room’ de Rania Matar , une photographe libanaise émigrée aux Etats-Unis qui a entrepris de photographier des filles et jeunes femmes dans leur chambre à travers divers pays (Angleterre, Etats-Unis, Liban, etc.). Nous sommes toutes passées par là et nous savons toutes à quel point cette période est difficile et…trouble (flash back du poster des World’s Appart), la photographe a cherché à refléter cette fragilité, ce coccon, qui nous ressemble et nous abrite face aux aléas des boutons d’acné, premières règles et autres problèmes existenciels du genre.

Photos à retrouver (et bien d’autres!) sur le site http://www.raniamatar.com/portfolio/index.php

Aperçu…

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